11.11.2008
Les chiffonniers de la rue
Depuis quelques jours, Français moyen, tu ressens une bien étrange sensation.
Ta tête est plus lourde et ta boite crânienne émet d'étranges craquements ...
Normal, tu as appris quelque chose. Ça fait drôle, hein ? Tu n'as pas l'habitude. Depuis quelques jours en effet, tu connais un nouveau mot : le récolement.
Pour ne rien te cacher, Français moyen, moi aussi je suis tombé des nues lorsque le récolement a pénétré pour la première fois mes conduits auditifs fraîchement nettoyés à l'Audispray.
Avide de connaissances, je me suis donc précipité sur Google pour en savoir plus.
Depuis quelques années en effet, j'ai laissé tomber le Petit Robert au profit des encyclopédies en ligne. En procédant ainsi, je libère de la place dans ma bibliothèque, et je sauve des arbres. Mais revenons à notre récolement.
Si l'on s'en tient à la définition originelle, le récolement, c'est "la vérification de certaines constructions établies par décision administrative, permettant de contrôler le respect des prescriptions imposées".
En clair, c'est confus. Mais don't worry Français moyen ( be happy si tu le peux encore), ce terme est peu employé et ne pas en connaître la définition exacte ne t'empêchera pas de comprendre le prochain épisode de Louis la Brocante.
Le récolement ... J'admets tout de même que prononcer ce mot en public, ça cloue le bec. Aussitôt, l'auditoire pense qu'on a fait des études, qu'on est pas né de la dernière pluie, bref, qu'on est une tronche.
C'est la raison pour laquelle depuis quelques jours, les représentants d'un grand parti politique que je ne citerai pas, pour ne pas être accusé de diffamation, ont repris ce mot quelque peu désuet.
Du soir au matin, ces gens là récolent . Ils récolent à fond les ballons. Ils récolent, des p'tits morceaux, des p'tits bouts de charpie éparpillés un peu partout parce que chez eux pour être franc , c'est carrément le foutoir ...
J'espère, cher ami lecteur (et néanmoins Français moyen), t'avoir un peu éclairé sur ce nouveau mot dont tu pourras à ton tour user, et abuser, en faisant l'admiration de ton auditoire, dans ton prochain dîner en ville ...
08:40 Publié dans Humeur et tête de veau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2008
Sortie de piste
Vous est-il déjà arrivé de tomber en panne de voiture ? A cause d’un problème de culasse par exemple.
Quand l’avarie survient, votre bonne vieille caisse qui vous avait pourtant si fidèlement accompagné depuis des années, vous menant par monts et par vaux sans jamais vous faire faux bond, se met soudainement à toussoter. Le moteur fait un boucan d’enfer, broute, et le pot d’échappement crache plus de fumée blanche qu’une centrale nucléaire. Lorsque survient ce moment, vous comprenez alors que vous allez vous retrouver là, comme un crétin, planté sur le bord de la route avec vos valises, contemplant d’un œil ému l’agonie de votre épave fumante.
Le comparaison va peut-être vous sembler maladroite, mais ces derniers temps, les soubresauts du Parti Socialiste me font penser à ma première voiture le jour ou je me suis retrouvé en rade au milieu de nul part.
Quand j’y pense, je suis triste. Attention, je ne suis pas en train de vous avouer avoir voté à gauche. Bon, une ou deux fois peut-être, et encore par défaut, ça compte pas, mais quand même… C’est qu’ils en ont vu défiler des postérieurs prestigieux les sièges du P.S. Des fesses de fripouilles, d’hommes brillants, de comiques… Des Mitterrand, des Rocard, des Hollande. (je vous laisse le soin de faire correspondre les personnages aux qualificatifs).
Aujourd’hui au P.S, ça sent le mazout. Ça tousse, ça fait du bruit et ça n’avance plus. Ce bolide de course qui a connu ses heures de gloire il n’y a pas si longtemps, ce vaisseau amiral qui a remporté tant de victoires est en bout de course. Faute, sans doute, d’avoir su tenir un cap. Seuls quelques irréductibles se disputent le guidon, au risque, à chaque instant d’aller biner les betteraves.
Sur le bord de la piste, les challengers sont nombreux, guettant le crash, prêts à bondir sur l’épave pour récupérer quelques pièces détachées.
C’est vrai quoi, dans un Modem, y’a p’t-être des trucs qui pourraient s’adapter…
Enfin, moi je dis ça, la mécanique, j’y connais pas grand-chose ...
08:41 Publié dans Humeur et tête de veau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.11.2008
And the winner is ...
"Est-ce que quelqu'un continue de douter que l'Amérique, est le pays où tout est possible ?" déclarait ce matin le nouveau président... Le pays où tout est possible, je vais finir par le croire, et je serais de mauvaise foi si je vous disais que la nouvelle de l'élection de Barack Obama me laisse indiférent. Ce matin, je me suis levé très tôt pour découvrir le résultat des présidentielles. Première surprise, Tex était lui aussi sur le pied de guerre. Tex, vous savez, c'est le type qui présente les Zamours, sur France 2. Visiblement le vaisseau amiral de France Télévisions n'a pas souhaité bouleverser ses programmes pour l'occasion, préférant maintenir à l'antenne la rediffusion de ce jeu débilo-affligeant plutôt que de couvrir l'événement. Pour une fois, j'ai le regret de vous l'avouer, je fais comme tout le monde, je m'enthousiasme en pensant à ce jour historique. Quarante sept ... Ce type a quarante sept ans ! Seulement 9 ans de plus que moi et il se retrouve à la tête du pays le plus puissant du monde. Il est brillant, cultivé, intelligent, noir (ce détail doit à l'heure qu'il est en faire chier plus d'un, ce qui n'est pas pour me déplaire), il se soucie de l'environnement, il lutte contre les inégalités, bref, il est démocrate. J'aime les démocrates. Ce sont des gens modérés, nuancés dans leur jugement, des gens qui réfléchissent. Ainsi, Barack Obama est "un petit peu".
Un petit peu pas d'accord sur la question du mariage homosexuel, un petit peu pour le port d'arme, un petit peu pour la peine de mort, et ça, ça fait toute la différence. Vous imaginez la tête du type sur le point de s'asseoir sur la chaise électrique, quand il va apprendre qu'à l'issue d'une séance qui va durer un petit peu longtemps quand même, il sera un petit peu mort, mais grâce à une énergie propre fournie par une éolienne ? Je vous l'accorde, tout n'est pas si simple et ces propos sont malvenus. Qu'ils ne vous fassent pas douter du sincère enthousiasme qui m'habite en ce matin historique du 5 novembre. Une seule déception cependant. Où était donc Mireille Mathieu ? A l'issue du discours de Barack Obama, je ne l'ai pas vu. Comment, elle n'était pas invitée ? Parce qu'en plus, le nouveau président n'aurait pas le mauvais goût
des Français ? Les Américains sont décidément bien surprenants ...
08:42 Publié dans Actu, Humeur et tête de veau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

