28.04.2009

Monsieur B.

 

bashung.jpgGrand REX, catégorie 1, orchestre. Le billet est posé devant moi sur le bureau. Depuis bientôt un quart d'heure, je le regarde, le prends, le repose ... Avec ma place de concert, j'ai l'air d'un con.

Ce soir, au Grand Rex, je n'y serai pas, et lui non plus d'ailleurs. Pourtant, c'est pas son genre de planter les gens comme ça.

Mais samedi, la grande faucheuse m'a carotté celui qui m'accompagnait depuis près de trente ans.  Un sorcier, un magicien, un de ces types capables de vous aider à continuer, même quand tout part en vrille autour de vous, un artiste quoi ...

Jusqu'à ce samedi du mois de mars, je pensais n'être fan de personne. Fan, c'est ringard, ça fait penser au type qui se tape tous les concerts de son idole, achète tous ses albums et ne manquerait pour rien au monde la moindre de ses apparitions à la télé. Hououououououou,  la honte !

Mais au fait, combien de fois l'ai-je vu sur scène Mon Artiste à moi ?  Au Zénith, dans des petites salles de banlieue, à Pleyel, à l'Olympia ...

Combien de fois ai-je écouté "Roulette russe", "Fantaisie militaire", L'imprudence", "Bleu pétrole" ...

Finalement, suis-je moi aussi ce que l'on pourrait appeler un fan ?  Sans doute ...

Trop d'excès, trop de clopes, et voilà Mon Artiste parti pour une tournée de grands espaces, un endroit d'où l'on ne revient pas.

Si j'étais croyant, j'envierais Saint Pierre, en spectateur privilégié, écoutant religieusement Monsieur B. lui offrir une version acoustique de "Angora". Alors, St Pierre se mettrait à chialer comme une Marie Madeleine tellement c'est beau.

Mais je n'aime pas trop parler des gens qui partent. Des coups à sortir des conneries entre deux sanglots, des gros lieux communs...Alors, juste une chose ... Merci Alain.

 

19.03.2009

Pas de capote pour la calotte

Enfin ! Enfin tu as parlé. Tapis derrière mon journal, j'attendais fébrilement tes dernières déclarations. Comme une blague de Bigard, un monologue de notre bien-aimé Président, chacune de tes déclarations fait mouche.

Et cette fois encore,  je suis servi. Paf, en plein dans le mille ! Chaque jour tu m'impressionnes un peu plus. Mais jusqu'où iras-tu ? Ah, il peut se gratter la fesse Dieudoné, dans la provoc', c'est toi le meilleur !

Icone de la réintégration des intégristes (concept o combien cher à ton coeur), il y a quelques semaines, tu m'avais déjà soufflé en déclarant vouloir lever l'excommunication d'un évèque négationniste, mais là, calotte basse Mon Seigneur, ce que tu as sorti lors de ton voyage au Cameroun me laisse sans voix.

Je te cite : "On ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs".  "Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème".

Oser sortir un truc pareil dans un pays  ou la population crève de cette saloperie, c'est comme rentrer en santiagues dans une mosquée, c'est risqué. Des coups à se faire lapider...

Aurais-tu des penchants suicidaire mon bon ami ?

Navrant ! En plus, tu n'as pas le sens des affaires. N'oublies pas que l'Afrique est ton fonds de commerce. Sans elle, ta petite entreprise ne vaudrait pas tripette.

Quoi qu'il en soit, capote ou pas, je ne risque pas de me rallier à ta cause.  Dieu me préserve !

06.03.2009

Un hippie à poil

Cette fois, c'est le ponpon ! Pourtant, j'aime le vie citadine, j'aime résider en appartement, mais là, je commence sérieusement à me poser des questions. Ne vais-je pas finir par m'exiler au sommet d'une montagne ou au fin fond de la Creuse pour enfin trouver la paix. Pour envisager ne serait-ce qu'une seconde vivre dans la Creuse, croyez-moi, il faut vraiment que la coupe de Moët & Chandon soit pleine.  Zuttecrotteueueueu, il suffit ! Ma rétine me fait mal, mes oreilles bourdonnent et je sens monter en moi, sinon des envies de meurtre, du moins un désir fou de karcheriser l'espèce d'énergumène gisant sur la pelouse, juste en bas de chez moi. Mon voisin est là, torse nu, vautré sur ce carré de verdure agonisant sous son poids. Je serais Nicolas Hulot, je lui ferais un procès pour destruction du patrimoine écologique de l'humanité. Salaud ! En plus, il est au téléphone et il hurle comme un malade. Je suis en plein travail et me concentrer devient de plus en plus difficile ahahahahahahahahah ! La journée avait pourtant bien commencé sous ce beau soleil de mai. Tiens, je m'apprêtais même à être de bonne humeur, c'est pour vous dire ! Et en un instant, ce type fout tout par terre, vandale ! Ah, tu ferais moins le malin s'il pleuvait des cordes, hein ? Tu fermerais ta grande bouche par moins quinze, crétin décérébré ! Je travaille, moi mossieur. J'ai besoin de caaaaaaalme ! Quoi, intolérant, moi ? Pas du tout, j'attends la pluie ...